Les équivoques du «Constitutionnalisme Octroyè»: Un débat transatlantique (II)

Óscar Ferreira

Resumen


Après la France, et avant le Brésil, le deuxième article s’intéresse au Portugal. Le cadre juridique lusitain était propre à endiguer la naissance du pouvoir constituant. Reconstruit sur la base d’une transcription (apocryphe) de son pacte fondateur issu des Cortes de Lamego de 1143, l’ordonnancement du droit public portugais bénéficiait en outre d’un support écrit né au XVe siècle, ses Ordenações. Cette double particularité, faisant des " libertés ibériques " un modèle du constitutionnalisme ancien, explique autant le respect révérencieux de ces bornes médiévales que la haine qui va déchirer le pays en 1826 à la suite de l’octroi de Dom Pedro. Dans ces conditions, et en dépit du programme suivi par un "pouvoir octroyant" qui refuse de se définir comme constituant, le constitutionnalisme octroyé devait apparaître comme un produit artificiel, faisant fi de l’héritage culturel, juridique, social et religieux de la population. Paradoxalement, cette même critique sera reprise et adaptée par les républicains positivistes pour dénoncer l’implantation infertile du constitutionnalisme moderne ; les futurs salazaristes en feront bon usage aux fins de réclamer le retour de la morale constitutionnelle, imprudemment perdue par ces innovations orgueilleuses inhérentes aux "esprits perturbés" du libéralisme.

Enviado el (Submission Date) : 13/02/2107
Aceptado el (Acceptance date) : 22/05/2107


Palabras clave


Charte portugaise de 1826 ; constitutionnalisme (ancien et moderne) ; constitutionnalisme octroyé ; Cortes de Lamego de 1143 ; pouvoir constituant

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DOI: http://dx.doi.org/10.17811/hc.v0i18.478

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